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	<title>Comments on: &#8220;Teach the free man how to praise&#8221;</title>
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		<title>By: Alex Reed</title>
		<link>http://pajamasmedia.com/claudiarosett/teach_the_free_man_how_to_prai/comment-page-1/#comment-351</link>
		<dc:creator>Alex Reed</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Nov 2006 04:02:56 +0000</pubDate>
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		<description>The Far Field

I learned not to fear infinity,
The far field, the windy cliffs of forever,
The dying of time in the white light of tomorrow
The wheel turning away from itself,
The sprawl of the wave,
The on-coming water.
....
IV
The lost self changes,
Turning toward the sea,
A sea-shape turning around, --
An old man with his feet before the fire,
In robes of green, in garments of adieu.
A man faced with his own immensity
Wakes all the waves, all their loose wandering fire.
The murmur of the absolute, the why
Of being born falls on his naked ears.
His spirit moves like monumental wind
That gentles on a sunny blue plateau.
He is the end of things, the final man.

All finite things reveal infinitude:
The mountain with its singular bright shade
Like the blue shine on freshly frozen snow,
The after-light upon ice-burdened pines;
Odor of basswood on the mountain-slope,
A scent beloved of bees;
Silence of water above a sunken tree:
The pure serene of memory in one man, --
A ripple widening from a single stone
Winding around the waters of the world.

Theodore Roethke
..........................................................
Longtemps, je me suis couché de bonne heure.  Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire: “Je m’endors.”  Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait; je voulais poser le volume que je croyais avoir dans les mains et souffler ma lumière; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage:  une église, un quatuor, la rivalité de François Premier et de Charles-Quint.  Cette croyance survivait pendant quelques secondes à mon réveil; elle ne choquait pas ma raison, mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le bougeoir n’était plus allumé.  Puis, elle commençait à me devenir inintelligible, comme après la métempsycose les pensées d’une existence antérieure; le sujet du livre se détachait de moi, j’étais libre de m’y appliquer ou non; aussitôt je recouvrais la vue et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une obscurité, douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon esprit, à qui elle apparaissait comme une chose sans cause, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure.

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du Coté de chez Swann, Première Partie, I, p. 7 .
...............................................................................................................................................
Un homme qui dort tient en cercle autour de lui le fil des heures, l’ordre des années et des mondes.

Ibid., p. 9.
..............................................................................................................................................
Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longremps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir sur leur gouttelette presque impalpable l’édifice immense du souvenir.

Ibid., p. 65.
...................................................................................................................................................
An antidote for a dark rainy day:

Le temps a laissié son manteau
De vent, de froidure et de pluye,
Et s&#039;est vestu de brouderie,
De soleil luyant, cler et beau.

Il n&#039;y a beste, ne oyseau,
Qu&#039;en son jargon ne chante ou crie
Le temps a laissié son manteau
De vent, de froidure et de pluye.

Riviere, fontaine et ruisseau
Portent, en livree jolie,
Gouttes d&#039;argent, d&#039;orfaverie ;
Chascun s&#039;abille de nouveau
Le temps a laissié son manteau.

Charles d&#039;Orléans (1394-1465)
.......................................................................



</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>The Far Field</p>
<p>I learned not to fear infinity,<br />
The far field, the windy cliffs of forever,<br />
The dying of time in the white light of tomorrow<br />
The wheel turning away from itself,<br />
The sprawl of the wave,<br />
The on-coming water.<br />
&#8230;.<br />
IV<br />
The lost self changes,<br />
Turning toward the sea,<br />
A sea-shape turning around, &#8211;<br />
An old man with his feet before the fire,<br />
In robes of green, in garments of adieu.<br />
A man faced with his own immensity<br />
Wakes all the waves, all their loose wandering fire.<br />
The murmur of the absolute, the why<br />
Of being born falls on his naked ears.<br />
His spirit moves like monumental wind<br />
That gentles on a sunny blue plateau.<br />
He is the end of things, the final man.</p>
<p>All finite things reveal infinitude:<br />
The mountain with its singular bright shade<br />
Like the blue shine on freshly frozen snow,<br />
The after-light upon ice-burdened pines;<br />
Odor of basswood on the mountain-slope,<br />
A scent beloved of bees;<br />
Silence of water above a sunken tree:<br />
The pure serene of memory in one man, &#8211;<br />
A ripple widening from a single stone<br />
Winding around the waters of the world.</p>
<p>Theodore Roethke<br />
&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.<br />
Longtemps, je me suis couché de bonne heure.  Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire: “Je m’endors.”  Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait; je voulais poser le volume que je croyais avoir dans les mains et souffler ma lumière; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage:  une église, un quatuor, la rivalité de François Premier et de Charles-Quint.  Cette croyance survivait pendant quelques secondes à mon réveil; elle ne choquait pas ma raison, mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le bougeoir n’était plus allumé.  Puis, elle commençait à me devenir inintelligible, comme après la métempsycose les pensées d’une existence antérieure; le sujet du livre se détachait de moi, j’étais libre de m’y appliquer ou non; aussitôt je recouvrais la vue et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une obscurité, douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon esprit, à qui elle apparaissait comme une chose sans cause, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure.</p>
<p>Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du Coté de chez Swann, Première Partie, I, p. 7 .<br />
&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..<br />
Un homme qui dort tient en cercle autour de lui le fil des heures, l’ordre des années et des mondes.</p>
<p>Ibid., p. 9.<br />
&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.<br />
Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longremps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir sur leur gouttelette presque impalpable l’édifice immense du souvenir.</p>
<p>Ibid., p. 65.<br />
&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;<br />
An antidote for a dark rainy day:</p>
<p>Le temps a laissié son manteau<br />
De vent, de froidure et de pluye,<br />
Et s&#8217;est vestu de brouderie,<br />
De soleil luyant, cler et beau.</p>
<p>Il n&#8217;y a beste, ne oyseau,<br />
Qu&#8217;en son jargon ne chante ou crie<br />
Le temps a laissié son manteau<br />
De vent, de froidure et de pluye.</p>
<p>Riviere, fontaine et ruisseau<br />
Portent, en livree jolie,<br />
Gouttes d&#8217;argent, d&#8217;orfaverie ;<br />
Chascun s&#8217;abille de nouveau<br />
Le temps a laissié son manteau.</p>
<p>Charles d&#8217;Orléans (1394-1465)<br />
&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..</p>
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		<title>By: Brian</title>
		<link>http://pajamasmedia.com/claudiarosett/teach_the_free_man_how_to_prai/comment-page-1/#comment-350</link>
		<dc:creator>Brian</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Nov 2006 06:25:09 +0000</pubDate>
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		<description>Happy Thanksgiving, Claudia, to you and yours.

And please accept my deepest appreciation for all you&#039;ve done and are doing.

Brian
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Happy Thanksgiving, Claudia, to you and yours.</p>
<p>And please accept my deepest appreciation for all you&#8217;ve done and are doing.</p>
<p>Brian</p>
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		<title>By: hellIOTT</title>
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		<dc:creator>hellIOTT</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Nov 2006 02:44:39 +0000</pubDate>
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		<description>auden was a great writer and but one of the great gay poets of our time. glad to hear you support his contibution as a gay man to society.
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		<content:encoded><![CDATA[<p>auden was a great writer and but one of the great gay poets of our time. glad to hear you support his contibution as a gay man to society.</p>
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